Tu connais ce geste : tu tends une assiette à un enfant et tu retiens ton souffle. La porcelaine danse entre ses doigts. La chute, le fracas, les éclats. Avec l’assiette en mélamine d’Ingela P. Arrhenius, ce geste, tu le fais sans crispation. Elle est tombée vingt fois, elle n’a pas bougé. Un chien bleu te regarde avec un air tranquille, comme s’il savait qu’elle est là pour durer. Et c’est exactement ce qu’on attend d’un objet du quotidien : qu’il traverse les années sans se dérober.
On l’a testée, ponceuse en main ? Non, on l’a plutôt fait voler du plan de travail au carrelage, façon tartine beurrée. Résultat : zéro ébréchure, un peu de confiture à essuyer, et le sourire qui reste. Voilà le genre de vaisselle qu’on a envie de défendre.
La mélamine, cette matière qu’on croit connaître
Résine thermodurcissable, la mélamine des bonnes assiettes n’a rien à voir avec le plastique souple des pique-niques jetables. Une fois moulée, elle devient dure, lisse, insensible aux chocs. Elle supporte le lave-vaisselle sans se déformer. Elle ne retient pas les goûts. Elle est légère, mais elle tient en main grâce à son épaisseur bien pensée.
La seule limite franche : pas de micro-ondes. La mélamine chauffe peu et peut se dégrader à haute température. Ce n’est pas un défaut, c’est une règle d’usage, comme de ne pas passer une poêle en fonte au lave-vaisselle ou de ne pas vernir un plan de travail à l’huile de lin dans une pièce humide. On respecte le matériau, il nous le rend.
Beaucoup imaginent la vaisselle en plastique comme un pis-aller. Ici, l’assiette chien bleu n’a rien d’un compromis triste. Elle a de la tenue, une couleur qui ne s’écaille pas, un dessin qui ne part pas au lavage. C’est une vaisselle d’intérieur qui supporte l’extérieur, pas l’inverse.
Ingela P. Arrhenius, l’illustratrice qui met du mordant dans la vaisselle
Ingela P. Arrhenius est une illustratrice suédoise dont le style, naïf et graphique, a conquis les intérieurs nordiques bien au-delà des chambres d’enfants. Ses animaux, aux couleurs franches et aux formes arrondies, ne font pas « déco pour petits ». Ils tiennent le mur comme une affiche, ils habillent une tasse, un bol, une assiette, sans jamais tomber dans la mièvrerie.
Le chien bleu, museau levé, semble attendre le biscuit qu’on va lui donner. Il est à la fois rétro et intemporel. Sur la mélamine blanche, son dessin épuré rappelle les livres pour enfants des années soixante, mais il s’intègre aussi bien dans une cuisine contemporaine qu’autour d’une table de camping.
Ce qui change tout, c’est que le motif ne fait pas qu’orner l’assiette. Il participe au repas. Un enfant qui boude sa soupe la finira peut-être pour voir le chien tout entier. Un adulte fatigué sourira en posant sa tartine. Cette assiette ne te laisse pas indifférent à chaque fois que tu la sors du placard.
Une assiette à vivre, pas à regarder
On en a assez des assiettes qu’on sort deux fois par an, en redoutant un accroc à l’émail. L’assiette chien bleu, tu la poses sur la table le mardi soir, pour les coquillettes, sans hésiter. Tu l’emportes en pique-nique, tu l’emmènes chez les grands-parents, elle roule dans le sac sans se briser. Elle ne pèse presque rien, elle ne craint ni le sable ni l’herbe humide. Tu la rinces, tu l’essuies, elle repart.
Cette résistance change ton rapport à l’objet. Tu la confies aux enfants sans supervision, tu l’utilises comme dessous-de-verre de fortune, tu la poses sur le rebord de la fenêtre le temps de remettre une tournée de café. Elle est tellement robuste que tu finis par oublier que c’est une « bonne » assiette. Et c’est là qu’elle devient indispensable.
Dans une maison où chaque chose doit être pratique, où on préfère un plan de travail en bois massif qui prend la patine plutôt qu’un stratifié qui s’écaille, cette assiette trouve naturellement sa place. Elle ne fait pas semblant d’être fragile, elle ne réclame pas d’égards. Elle est là, elle fait le job, avec le sourire en prime.
Le choix de la robustesse contre l’obsolescence des jolis services
Un service en porcelaine blanche, c’est beau. Mais après trois ans, il manque trois assiettes, les bols sont ébréchés, et on ne trouve plus les pièces à l’unité. Résultat : on rachète un set complet, on jette le reste, et on recommence. Avec la mélamine, le scénario s’inverse. Une assiette tombe ? Elle rebondit. La couleur ne s’affadit pas. Tu n’as pas à la remplacer.
💡 Conseil : Une pièce unique de belle facture, qu’on garde vingt ans, fait souvent plus pour la planète qu’un set bio jetable compostable qu’on renouvelle chaque saison. La durabilité commence par le fait de ne pas avoir à racheter.
Les assiettes en faïence ou en grès, une fois fendues, partent trop souvent à la poubelle. Coller de la céramique alimentaire, c’est possible, mais c’est rarement étanche sur la durée. La mélamine, elle, ne connaît pas ce problème. Tu la cognes, elle encaisse. C’est une philosophie qui rejoint celle de l’entretien d’une maison : plutôt qu’un carrelage fragile qu’on change tous les cinq ans, on préfère un revêtement qui tient, quitte à le patiner. Une peinture de façade bien choisie dure, elle aussi, des années sans retouche, pour peu qu’on prenne la bonne.
Tu n’achètes pas cette assiette pour suivre une mode. Tu la prends parce qu’elle correspond à l’idée que tu te fais de ta cuisine : un endroit où la vaisselle ne casse pas, où les objets ont une âme et un usage quotidien.
Ce que tu vas vraiment en faire (et ce n’est pas juste manger)
Oui, on mange dedans. Mais entre deux repas, cette assiette traîne sur le bureau pour accueillir des trombones, elle fait coupelle pour les clés dans l’entrée, elle contient la pâtée du chat sans tanguer. Sa légèreté te donne envie de l’emmener dehors, au jardin ou au balcon, sans craindre une rafale de vent qui enverrait ta porcelaine valser.
Tu vas aussi la mélanger. Une assiette lion, un bol perroquet, un tumbler chien : le dessin d’Arrhenius fonctionne par accumulation. Pas besoin d’un set complet coordonné, un fil rouge suffit. Chaque animal dialogue avec les autres, comme des pièces de bois clair sur un même établi. C’est l’anti-service figé.
Et puis, elle fait parler. Un invité remarque le chien bleu, tu racontes l’illustratrice, le design suédois, la mélamine increvable. La vaisselle devient conversation. Pas mal pour une assiette qui a coûté moins qu’une pizza.
L’entretenir : trois gestes, pas plus
Pas de chichis. Un coup d’éponge, un passage au lave-vaisselle. Évite juste le tampon à récurer abrasif, qui pourrait micro-rayer la surface et ternir le dessin sur la durée. Si une rayure s’installe, elle fait partie de l’histoire de l’objet. Le défaut d’aujourd’hui, c’est la patine de demain.
Ne la mets jamais au micro-ondes, on l’a dit. Et si elle a passé une journée au soleil, rince-la à l’eau claire avant de l’empiler, parce que la chaleur résiduelle peut marquer la surface. Rien de grave, mais c’est le genre d’attention qui permet d’en profiter dix ans sans altération.
Et si tu commences une collection, fais-le à ton rythme
OMM Design a décliné la série Arrhenius en plusieurs animaux, du singe à l’éléphant. Rien ne t’oblige à tout prendre d’un coup. On préfère un achat réfléchi, pièce par pièce, pour composer un service à ton image. Une assiette chien bleu pour le petit-déjeuner, un bol chat pour les céréales, une tasse oiseau pour le café noir.
Ce qui compte, c’est la satisfaction de ne pas avoir à remplacer. C’est le plaisir de retrouver le même chien fidèle tous les matins, sans une fissure. Dans une cuisine qu’on aménage soi-même, où chaque objet est choisi pour ce qu’il endure, pas pour ce qu’il paraît sur une photo, cette assiette a toute sa légitimité. Tu l’auras encore dans quinze ans, quand les assiettes mode auront disparu des étagères.
Questions fréquentes
Cette assiette peut-elle vraiment aller au lave-vaisselle sans se dégrader ? Oui, la mélamine de qualité supporte des dizaines de cycles sans se déformer ni perdre ses couleurs. Seul un lavage avec des tampons abrasifs répétés pourrait atténuer le motif à la longue.
À partir de quel âge peut-on la confier à un enfant ? Dès qu’il tient l’assiette à deux mains. Elle est incassable, sans bords tranchants, et ne pèse pas assez pour faire mal si elle tombe sur un pied. Les tout-petits peuvent donc manger dedans comme dans une assiette en plastique classique, en beaucoup plus joli.
Existe-t-il d’autres objets du même illustrateur dans la même matière ? Oui, des bols, des gobelets, des coquetiers et même des couverts pour enfants, tous en mélamine avec des animaux signés Ingela P. Arrhenius. De quoi recréer une tablée complète qui résiste au temps et aux chutes.
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Merci, voici notre conseil personnalisé sur ingela p. arrhenius.
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